Le projet de Centre National de la Musique (CNM), principale proposition issue de la mission Riester pilotée par Didier Selles, fait l'objet d'une attention grandissante de la part du secteur. Soutenu par les acteurs du disque qui y voient « une occasion unique de repenser la filière musicale » (FELIN/CD1D) face aux transformations du marché de la musique enregistrée, l'ouverture du Centre National de la Musique est programmée au printemps 2012.
Pensé sur le modèle du cinéma (Cf.
Centre National du Cinéma - CNC), cet outil pour la structuration et de soutien à la filière musicale fédérerait sous la forme d'un EPIC les actions professionnelles menées par le Centre National des Variétés (
CNV), Information et Ressources pour les Musiques Actuelles (
IRMA), Studio des Variétés, Fond pour la Création Musicale (
FCM), le
Bureau Export, l'
Observatoire de la Musique et Musiques Françaises d'Aujourd'hui (
MFA).
A l'heure actuelle, l'accord-cadre précisant les missions, les ressources et la gouvernance du Centre National de la Musique présenté par Frédéric Mitterand, le 28 janvier dernier à l’occasion du Midem, si il est signé par de nombreuses organisations professionnelles, ne semble répondre qu'en partie à leurs questionnements.
Certaines organisations et fédérations d'acteurs ont été consultées pour participer à la définition des objectifs et de la gouvernance du CNM.
Certaines se retrouvent dans le protocole d'accord proposé. L'Adami, Apem-LR, CD1D, CEMF, CFTC, CNRA, CSCAD, CSDEM, Geste, Eifeil, ESML, F3C CFDT, Fair, Felin, Feppal, Feppia, Feppra, Ferarock, Flim, Flippe, Fnac, La Mine, MMFF, Phonopaca, Piaf, Prodiss, Radio Campus France, SACD, Sacem, SCPP, SDLC, Sirti, SMA, Snac, Snapac CFDT, Snep, Snes, SNRL, Spedidam, SPPF, Unac et Upfi en sont signataires.
D'autres restent à convaincre. Dans un communiqué publié le 25 janvier, 6 réseaux (L’Afijma, FAMDT, France Festivals, Futurs composés, Grands Formats et Zone Franche) expliquent les raisons de leur refus de signer ce document. "
Les réseaux signataires déclarent en outre qu’il ne peut être question de mettre en place un CNM dans la précipitation. Ils demandent une concertation élargie avec l’ensemble du secteur musical, en relation avec la mission sur le financement du spectacle vivant". La CGT a refusé également de signer ce projet d’accord considérant qu'il était "
loin de répondre aux nombreuses questions concernant le fonctionnement et la pérennité d’un CNM".
Le SMA fait partie des organisations qui ont signé l’accord-cadre sur les missions, les ressources et la gouvernance du Centre National de la Musique. Il déclare dans un
communiqué précisant les avancées obtenues par le syndicat que "
La création du CNM est une opportunité à saisir. (...) qu'un tel projet notre filière pourra à l’avenir être mieux structurée, nos entreprises mieux dotées et ainsi la diversité des musiques mieux soutenue", mais déplore
"la précipitation avec laquelle cette mission a été lancée et est menée, à marche forcée".
Des enjeux paraissent également oubliés dans ce protocole. Des fédérations et réseaux territoriaux considèrent notamment que les collectivités territoriales et les logiques de diversité sur les territoires ne sont pas suffisament prises en compte.
Un communiqué expliquant cette position vient d'être signé par 15 organisations, dont le Pôle. Il sera associée à une demande d'audition de fédérations et réseaux territoriaux qui n'ont pas été entendus à ce jour.
A suivre...
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Pour en savoir plus sur la genèse du CNM, l'accord cadre, soumis à consultation, ainsi que les réactions et les positionnements au sein du secteur :
- Sur la génèse du CNC, lire l'article de l'IRMA,
ICI.
- Sur la signature de l'accord cadre au Midem,
ICI.
- Télécharger le communiqué du SMA qui résume sa position,
ICI.
- Téléchargez l'accord cadre,
ICI.
- Téléchargez le communiqué des 6 réseaux (L’Afijma, FAMDT, France Festivals, Futurs composés, Grands Formats et Zone Franche),
ICI.
- Téléchargez le communiqué des fédérations et réseaux territoriaux demandant une meilleure en prise en compte des collectivités et des territoires,
ICI.