Comme l'affirme le quotidien Ouest France daté du 31 août dernier, pouvons-nous réellement dire que nous avons assisté à un "Bel été des festivals de l'Ouest" ? Quantitativement... sans doute puisqu'en Pays de la Loire, sur les 190 festivals musicaux recensés chaque année, cet été plusieurs d'entre eux ont affiché "complet" et nombreuses sont les belles réussites. Mais derrière les masses, la réalité de ces évènements est plus complexe...
En 2010, le Pôle avait recensé 190 festivals en région Pays de la Loire, soit 6,7% des festivals organisés en France. La région Pays de la Loire est la 5e région la plus dotée, la première région étant la Bretagne. En guise de thermomètre estival et musical, voici ci-dessous quelques chiffres concernant le nombre d'entrées réalisés par certains festivals des Pays de la Loire, en attendant les suivants : Scopitone à Nantes, les Zeclectiques à Cholet/Chemillé, Bebop au Mans...
En Sarthe (72)
Teriaki annonce 3 000 spectateurs, dont 500 pour les concerts payants.
En Mayenne (53)
Au Foin de la Rue fait 14 000 spectateurs sur deux jours.
Les Trois Eléphants annonce 20 000 spectateurs sur trois jours, dont 6 000 pour les concerts payants.
En Loire-Atlantique (44)
Le Hellfest, c'est 75 000 spectateurs sur 3 jours (complet).
Couvre-feu, 27 000 spectateurs sur trois jours (complet).
Les Escales, 40 000 spectateurs sur deux jours pour cette 20e édition (complet).
Le Farniente festival annonce 1 000 spectateurs en entrée libre sur une journée.
Les Rendez-vous de l'Erdre annonce 150 000 spectateurs gratuit sur trois jours.
En Vendée (85)
La 7e vague fait 19 000 spectateurs sur deux jours (complet).
Le Poupet annonce 45 000 spectateurs sur l'ensemble de la saison estival.
En Maine-et-Loire (49)
Le Freestone Festival en une journée a réuni 1 700 spectateurs.
Si les causes de réussite ou d'échec des festivals sont toujours multiples (modèle économique, programmation, météo, prix, conccurrence,...), on peut constater que les festivals à forte identité et/ou proposant des artistes "main stream" à forte notoriété ont vu leur fréquentation renforcée, un certain nombre d'entre eux affichant même "complet". La réalité a été plus compliquée pour certaines manifestations proposant une programmation éclectique, basée sur un modèle économique plus serré. Souhaitons à ces derniers de trouver en 2012 les clés de ce difficile équilibre.
Pour en savoir plus sur l'économie des festivals, cf. l'enquête flash réalisée en 2008 par le Pôle.